Sharelock : le tout premier cadenas partagé, sécurisé et connecté pour le vélo

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Touroude & Associates

Alexandre Molla et Nicolas Louvet ont créé Sharelock, une innovation d’immobilité partagée dédiée à la sécurité des vélos en ville et qui améliore grandement la sérénité des cyclistes et vélotafeurs ! Ils ont en effet déposé un brevet pour le tout premier réseau de cadenas connectés, sécurisés et partagés pour vélos, disponibles partout dans votre ville.

Testé depuis plusieurs mois déjà dans plusieurs villes de France, dont dans le Grand Paris où 300 cadenas connectés devraient être installés à terme, Sharelock fait ses preuves auprès des cyclistes urbains. C'est un succès qui a également fait mouche du côté des investisseurs. Les propositions de l'entreprise innovante pour une mobilité sécurisée sont plus que séduisants. Sharelock vient en effet de lever 4 millions d'Euros auprès de Breega et la Banque des Territoires.

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Aujourd’hui, rencontre avec Alexandre, co-fondateur et CEO de ce tout premier cadenas partagé au monde pour parler de leur projet dont le pilote est actuellement déployé à Rouen et à Sceaux dans le cadre d’un service commercial. 

Sharelock : un projet innovant dédié à la mobilité à vélo en ville

Comment est né le projet Sharelock ? 

« Nous voulions résoudre le problème du stationnement sécurisé, à grande échelle. Nicolas est un expert de la mobilité. Il a une expérience de 20 ans dans le secteur. Il a monté un cabinet et aide régulièrement les pouvoirs publics et ministères. De mon côté, j’ai travaillé 6 ans chez Uber et dirigé son déploiement en France, mais aussi en Suisse. 

Des études ainsi que notre expérience sur le terrain, notamment l’expertise de Nicolas, nous ont montré que la question du stationnement freinait de nombreux cyclistes urbains qui, craignant de ne pas pouvoir attacher leur vélo ou de se le faire voler, préféraient le laisser chez eux. On a aussi constaté un retour à la possession : 95 % des trajets de mobilité douce sont effectués par les cyclistes avec leur propre vélo. Les vélos partagés ne représentent donc que 5 % des trajets ! Notre ambition, avec Sharelock, c’est de débloquer massivement l’usage du vélo en apportant une réponse crédible au défi du stationnement sécurisé, grâce à une solution de stationnement sécurisée, disponible partout, tout le temps. » 

Qu’est-ce qui distingue Sharelock d’autres antivols connectés existant déjà sur le marché  ?

« Sharelock, c’est le premier cadenas partagé au monde. De son côté, un antivol connecté n’est pas un système partagé. Notre innovation permet la création d’un réseau de stationnements supplémentaires fiables, simples et sécurisés, facilitant un usage régulier du vélo. 

Notre solution est une alternative complémentaire aux solutions existantes, notamment arceaux et véloboxes -, en ce sens qu’elle est disponible partout, tout le temps, et  intègre une assurance, vous alertant même en cas de tentative de vol. Vous pouvez réserver votre cadenas directement via l’application. Plus de casse-tête pour trouver un point d’attache pour stationner votre vélo. C’est aussi un cadenas qui peut facilement se bouger d’un potelet à un autre potelet, d’une zone à l’autre, nous permettant d’optimiser en permanence le réseau déployé, pour une fiabilité toujours plus grande.

Nous créons également un nouveau type de données pour les villes et opérateurs, des données qui n'existaient pas. Si le secteur est en plein essor, on connaît finalement très peu de choses sur la mobilité douce. Grâce à nos données uniques, les villes peuvent en savoir plus sur les mouvements de mobilité, les différents usages des cyclistes ou les zones de vol privilégiées. Nous mettons par ailleurs ces données à disposition des collectivités via des outils de visualisation que nous avons développés, permettant notamment aux acteurs publics d’appuyer leur politique de mobilité sur des données réelles et fiables. »

Le dépôt de brevet : une étape clé dans un projet d’innovation

Quel type de brevet pour Sharelock ? 

« On a breveté toute la solution qui combine les parties hardware et firmware.

Pourquoi avoir fait appel à un conseil en propriété industrielle (CPI) ?

« Nous avons d’abord réalisé une étude de brevetabilité qui a confirmé le potentiel du projet. On a fait ensuite appel à un CPI pour gagner du temps, avancer rapidement et être sûrs d’avoir un brevet bien fait. À chacun ses compétences. Quand on travaille dans le développement de produit et l’innovation, il faut savoir capitaliser sur les savoirs de chacun. C’est ça la clé pour avancer rapidement. Faire appel à un CPI représente certes un budget, mais c’est un investissement que je recommande. C’est un budget qui a du sens. 

Confidentialité : Sharelock n’est plus un secret !

Faut-il parler de son projet ?

« Oui, je pense qu’il faut en parler afin de collecter des avis et des retours. Plus l’idée est partagée, plus le projet est affiné, abouti et pertinent. La meilleure des protections, c’est la vitesse et l’excellence de l'exécution. Depuis le début, on croit à notre projet et on essaye d’aller le plus rapidement possible. Plus vite on est reconnu, plus vite on a de l’avance sur d’éventuels concurrents. Une idée peut souvent être répliquée, quel que soit sa complexité, mais plus on avance, plus on est présent sur le terrain, avec une solution qui est déployée et accumule des utilisateurs, plus on assoit sa légitimité et son leadership. Notre expertise de la mobilité et des opérations nous permettent d'asseoir ce leadership. Et chaque semaine qui passe, c’est plus difficile de nous rattraper. L’excellence et la rapidité d'exécution sont là pour se protéger. » 

Et pour Sharelock, comment avez-vous fait concrètement ?

« La société a été immatriculée en société en mai 2020. Nous avons créé pas moins de 7 prototypes en moins de 6 mois. Puis, c’est 105 cadenas partagés qui ont été installés dans le cadre de notre dispositif pilote à Rouen. » 

Quels sont les futurs projets pour Sharelock ? 

« Nous allons bientôt lancer la fonctionnalité Pay Per use. Pas besoin d’abonnement, vous payez juste à l’utilisation. Nous travaillons aussi sur un nouveau système d’assurance mais ça, c’est encore confidentiel ! »

Les conseils d’Alexandre pour lancer votre innovation

« Je dirais en fait qu’il faut avoir une approche itérative. C’est primordial à mon sens. Toutes les 5 semaines, il faut un nouveau prototype Le processus itératif permet de rentrer directement dans le vif du sujet et d’affiner son produit. C’est mon conseil numéro un pour celles et ceux qui travaillent dans le développement d’un produit. Si la création d’un prototype prend trop longtemps, il faut revoir votre approche.

Ensuite : exposez votre idée et testez-la auprès de plusieurs personnes. Prenez en compte les retours. Aussi, je ne suis pas hyper convaincu par le mythe de l’inventeur solitaire qui travaille seul. C’est aussi indispensable de faire appel à des spécialistes de différents domaines (design, développement, opérations, marketing). Ça vous permettra d’avoir un projet solide à présenter à des potentiels investisseurs dans le cadre d’une levée de fonds. En s’entourant des bonnes personnes, on avance plus vite. Ce n’est pas inventer un produit qui est le plus important, mais porter un projet.

Le brevet constitue une étape clé pour protéger votre projet, mais ce n’est pas lui qui va déterminer si votre projet va marcher ou pas. Le brevet est intéressant car il vient sanctifier le fait que c’est nouveau, que le produit n’existe pas et que vous avez créé de la valeur.  » 

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